Le déséquilibre postural

 

Vertiges, mal de tête, mal de dos? Il s’agit peut-être d’un problème d’équilibre postural.On parle alors de déséquilibre postural.
Quel est le rapport entre un état de douleur ou de mal être et la posture?
Posez vous cette simple question : Comment vous tenez-vous debout ? 
De mauvaises postures ont en effet des conséquences concrètes sur le corps et les organes, qui sont souvent sous-estimées et longuement subies avant que l’origine réelle en soit trouvée.
La posture est une fonction de la globalité, et vous êtes un être unique et global.
Nicolas Meyer, auteur du Grand Livre de la posturologie (paru le 2 juin 2016, éditions Eyrolles), rappelle que « la posture est une fonction de la globalité. Dans cette globalité, chaque élément du puzzle, c’est-à-dire chaque muscle, chaque articulation, chaque élément sensoriel, chaque organe viscéral, doit être bien disposé. »
Un excellent livre « la posturologie du généraliste » édition verlaques de Pierre-Marie Gagey et René Gentaz résume parfaitement la synthèses des risue d’un déséquilibre postural

Le diagnostic postural complet prend ainsi en compte l’ensemble des capteurs posturaux : le pied, mais aussi les yeux, l’oreille interne, l’occlusion dentaire, l’articulation temporo-mandibulaire, les propriocepteurs.
Les principaux symptômes pouvant être associés à un déséquilibre postural:

  • Maux de tête
  • Tensions dans le dos ou les mâchoires
  • Douleurs dans la colonne vertébrale
  • Douleurs articulaires
  • Troubles visuels
  • Vertiges ou états vertigineux
  • Sensations de déséquilibre en avant ou en arrière, latéral, voire de chute
  • Déficit de la concentration, de la coordination, comme des maladresses(on se butte contre des meubles…)
  • Manque de précision avec souvent baisse des performances sportives
  • Fatigue, asthénie chronique, sensation de manque d’énergie.

La vie n’est possible que par le maintien de l’organisme (homéostasie) et la possibilité d’échanges. Or ces échanges sont rendus possibles par la fonction à se mouvoir, repérer et choisir les aliments nécessaires à son auto-maintien.
Si un déséquilibre s’installe, alors notre corps met en place des compensations dans la mesure du possible. À un moment donné, si les déséquilibres sont trop importants, il va décompenser et nous aurons un état pathologique majeur.

Exemple physique : un sujet est victime d’une chute sur le bras et présente une douleur scapulaire (épaule) ; malgré cela le sujet continue son activité et utilise son bras sans précaution ou parce que la douleur est masquée par des antalgiques. Très rapidement il fragilise l’articulation et pourra développer les pathologies classiques de l’épaule. Il modifie sa statique posturale pour compenser les mouvements de l’épaule!
Exemple psychique : un sujet stressé et fatigué finira par mettre en place une lombalgie (en avoir plein le dos). Et quand on a mal au dos on prend une position de défense en modifiant son référent postural.

Découvrir un déséquilibre postural

L’homme normal se tient debout grâce à sa vue, la proprioception de ses membres inférieurs, ses vestibules, la proprioception de ses muscles para-vertébraux et son oculomotricité. Il se tient debout automatiquement grâce à un système de contrôle fin qui capte la moindre variation de position dans son environnement, Tout changement de position est capté, analysé, comparé et le système réagit en modifiant l’activité musculaire tonique posturale. La mise en évidence des troubles ou compensation se fait à l’aide d’une batterie de tests simples, objectifs et reproductibles, quel que soit le thérapeute.

Anamnèse

Souvent tronquée, elle doit au contraire être systématiquement bien menée avec recherche des antécédents médicaux, chirurgicaux, traumatiques, mode de vie et d’alimentation, cicatrices.
Le déséquilibre postural intervient suite à un traumatisme crânien, un choc émotionnel, une maladie, un traumatisme articlaire ou osseux, un trouble organique.

Conflits ATM
Élément très important dans la statique posturale, un dysfonctionnement de l’articulation temporo-mandibulaire peut entraîner un conflit cranio- sacré-mandibulaire (M. Clauzade et J.P. Marty orthoposturodontie).

ATM

ATM articulation temporo-mandibulaire. Ce test permet d’évaluer le degré d’ouverture de la bouche

Examen visuel
Vérifié l’attitude générale : port de la tête, parallélisme bi-pupillaire, plan mandibulaire, hauteur des épaules, position des bras, du bassin, des genoux, des pieds, etc.

Déséquilibre postural magnomega

Etude d’un sportif en déséquilibre postural

Test de Barré
La verticale de Barré se mesure en plaçant le patient de dos, talons joints pieds écartés à 30°, bras le long du corps, l’axe de cette verticale doit passer par le vertex, C7 et le sillon fessier. Si ces trois repères ne sont pas alignés, le sujet n’est pas « normal »

Test de Romberg
Test réalisé à la main (ou sur plateforme de stabilométrie)
Sujet debout, talons joints, pieds à 30°, les 2 bras tendus en avant avec les index, yeux fermés.
L’examinateur se tient dans une posture stable, jambes écartées, coudes au corps, index tendus en regard de ceux du patient, le test doit se dérouler dans le calme pendant 50 secondes.
Notez les déplacements droite-gauche, avant-arrière et toute autre déviation.

Test oculomoteur
Sujet debout, talons joints, pieds à 30°, les 2 bras le long du corps. Approchez lentement un stylo à la racine du nez, le sujet doit converger des 2 yeux à la même vitesse sans ressaut ni divergence unie ou bilatérale.
Si un ou des tests sus mentionnés présente un défaut, vous êtes en présence d’un déséquilibre tonique postural.
Chaque fois que vous avez un patient dont les bilans radiologiques et neurologiques normaux, sensations ébrieuses, instabilité, problèmes psychologiques envahissants, pensez à regarder comment il se tient debout.

Traitement oculomoteur en magnomega-thérapie Magnomega

Exemple de traitement oculomoteur en magnomega-thérapie

Test de longueur des bras et convergence podale
Hors influence podale, le sujet en décubitus dorsal : mesure de la longueur des bras et mesure de la rotation interne des Ml

Traitement du déséquilibre postural en magnomega-thérapie

Matériel et méthode

Attention : il ne faut pas confondre l’émetteur de champs magnétiques avec les appareils d’éléctrothérapie utilisant des matelas, coussins ou autres solénoïdes. Dans ces cas, il s’agit de l’application de champs électromagnétiques connus sous le terme de magnétothérapie, utilisée depuis très longtemps. Il s’agit de faire passer un courant de haute fréquence dans un conducteur électrique bobiné avec des spires (technique de la plaque d’induction). Pour les appareils d’onde électromagnétiques, l’application physiologique est celle des ondes courtes ou radar.
La source, l’émetteur spécifique que nous devons utiliser avec Magnomega®, se différencie radicalement de ces techniques. Il délivre des champs magnétiques biologiques micro pulsés alternés grâce à 2 émetteurs composés de couple homonyme et hétéronyme de ferrites, qui ont une action informationnelle naturelle biologique sur les cellules. Nous avons un signal de forme alternée de champs horizontaux et verticaux, assimilables à une information de type binaire bio-compatible.

Relaxation psychotonique


Dans notre thérapie globale, nous commençons par une relaxation psychotonique en rythme alpha soit 12 pulsations/seconde avec un émetteur sous la nuque et un sur le vertex pendant 10 minutes. Le sujet est confortablement couché en décubitus dorsal, dans un espace calme.
Cette relaxation psychotonique, outre son action de renforcer et moduler les ondes alpha (Pf Picat CHU du Rouveray, Dr Lambinet et Hossard EEG hôpital Sainte Anne), a une action de normalisation générale de l’organisme.
Une relaxation plus profonde avec des séquences de 12 à 1 pulsations secondes pour activer des trains ondes Alpha, Thêta et Delta est utilisée dans le cas de dérèglements psychologiques, syndromes bipolaires et neurovégétatifs.
Ces relaxations ont une action de normalisation globale de l’organismeet sont le pilier à tout traitement.

Schéma corporel


Afin de reconstruire les synergies et les proprioceptions normales, nous faisons un schéma corporel global en plaçant les émetteurs sur les chaînes musculaires ou articulations. Trois mouvements de chaque seulement suffisent pour rééquilibrer.
En décubitus dorsal, rotation interne et externe , flexion extension passif et contre résistance des Ml, inversion-éversion puis flexion extension des chevilles. En décubitus ventral, les émetteurs sur les fesses, flexion extension passive puis contre résistance des Ml. Assis en bord de table : rotation globale du tronc avec la tête et les yeux avec un émetteur en C7 et un sur le sacrum.
Rotation droite puis gauche, flexion extension, inclinaison droite puis gauche de la tête.
Extension du tronc avec abduction, rotation externe et supination puis retour en flexion rotation interne pronation.

Ouverture des bras en abduction et rotation externe, retour en flexion et rotation interne pendant le schéma corporel ou suite à un déséquilibre postural

Ouverture des bras en abduction et rotation externe, retour en flexion et rotation interne

Rééducation oculomotrice


Si un défaut de convergence a été noté pendant l’examen, il faut impérativement proposé une rééducation. Simple à mettre en œuvre, il faut faire assoir le patient en bord de table pour désactiver ses propiocepteurs podaux, puis appliquer les émetteurs en latéral par rapport aux yeux ( sur les tempes).
Avec un stylo, lui faire suivre des groupes de 3 déplacements droite-gauche, haut-bas, cercles à droite puis à gauche et enfin convergence comme pendant le test renouveler cette série 3 fois avec une pose de 1 minute entre chaque, en 12 pulsation/seconde.
Les muscles oculo-moteurs au nombre de six pour chaque œil, droit externe DE, droit inférieur DF, droit interne Dl, droit supérieur DS, grand oblique GO et petit oblique PO sont en rapport direct avec les muscles nuquaux ( par exemple quand on regarde à droite, la tête pivote à droite).
D’autre part six muscles oculomoteurs augmentent le tonus des muscles extenseurs du MIG et les six autres les muscles extenseurs du MID.

Autres points à vérifier

Les cicatrices

Toute cicatrice est suspecte quel que soit son ancienneté ; elle peut être à l’origine d’un blocage énergétique.
Son traitement de fond se décompose en une phase de régulation inflammatoire en 100 pulsations/seconde pendant 10 minutes suivi d’une phase de reconstruction tissulaire en 12 pulsations/seconde pendant 15 minutes (le Magnomega® propose un programme automatique).

Le système cranio-mandibulaire 

Si les plans ATM / mandibulaire/ bipupillaires ne sont pas alignés il faut penser à un déséquilibre cranio-mandibulaire et orienter le patient vers un orthodondiste ou dentiste.

Les dysfonctionnements organiques


Foie, pancréas, intestins, ovaires peuvent aussi influer sur la statique posturale.
Par exemple un problème ovarien que l’on objective par l’anamnèse, une contracture du psoas ou la palpation, aura tendance à mettre la patiente en position de flexion et rotation interne des Ml.
Une application directe sur l’organe à traiter pendant 15 minutes soit en 12 soit en 480 pulsations/seconde. Les pathologies auto-immunes peuvent trouver un foyer hépatique inflammatoire à traiter en fréquence 100 P/s.

Les schémas lésionnels

A / Schéma lésionnel occlusal
En relation avec un dysfonctionnement cranio-sacré-mandibulaire caractérisé par :

  • Symptomatologie matinale
  • Sommeil non réparateur avec fatigue matinale
  • Lésions et douleurs musculaires homolatérales qui peuvent diminuer la reprise d’activité

B / Schéma lésionnel postural

  • Symptomatologie vespérale ou fin de journée
  • Symptomatologie controlatérale
  • Lésion ostéopathique occiput-atlas du même côté que la contrainte ATM
  • Mauvaise spatialisation entraînant chocs, dysfonctionnement, traumatismes

C / Schéma lésionnel mixte

  • Souvent les plus fréquents, il faut commencer par le système occlusal

Les séances

Il faut faire 2 à 3 séances la première semaine puis I à 2 par semaine ensuite dans le cadre d’une rééducation systémique. En cas de traitement ostéopathique, les séances seront adaptées en fonction des l’ensemble des techniques mises en œuvre.
Il est inutile de vouloir tout refaire à chaque séance. Si le sujet est stressé alors on va faire 2 séances de relaxation par semaine.
Si le sujet présente un problème de statique postural post traumatique, ajoutez une rééducation classique proprioceptive sur plateau de déséquilibre avec les émetteurs sur les malléoles ou au niveau moyen fessier. N’omettez pas de cicatriser la zone ! Le système de rééducation magnomega-thérapie étant informationnel, ne surchargez pas votre patient par des séances trop longues et trop rapprochées.

Jean-François Berthet, Masseur-kinésithérapeute Magnomega-thérapeute formateur

BIBLIOGRAPHIE

Michel Clauzade et Jean Pierre Marty : Orthoposturologie 1 et 2 S100 edition.

Pierre Marie Gagey et Bernard Weber : Posturologie  édition Masson.

Bricot Bernard : La reprogrammation posturale globale.

Bousquet L: Les chaînes musculaires.

Constantinescu Dan : Magnothérapie Redebima

Picat J. : Psycho-physiologie du système nerveux – Central edition ellipse.

Levillain, Picat : Intérêt de l’analyse spectrale dans l’évaluation des effets sur le rythme alpha des champs magépulsés.

Baron J.B, Constantinescu : Aspect thérapeutique et posturographiques des perturbations psycho-ocuIo-motrices accompagnées de vertiges et troubles posturaux – Université Libre d’Amsterdam.

Berthet JF – magnothérapie en rééducation « mains libres ». 1984